26/03/2008

le choc des pots, le poids des p'tits vélos

je suis brunel'extirper de son corps, la rendre molle, lui épiler les sourcils avec ses dents, les siennes de dents, cassées mais encore attachées, pendues à ses lèvres, harpies en peaux de bite, mais encore pendues, ses lèvres, et son menton, coincé dans son sexe, vrillé à ne plus se rappeler la matière, sa matière, contorsionnée, balancée sur une toile de jus, entre une nappe de vinyl et une trappe à souris, une râpe à fromages dans le cul, entre l'étron et la pisse, la peur dans le son, le son dans le sang, le cul dans mon colimateur, j'y pense et j'oublie pas, son énorme phalange nasale brisée sous le poing, son imperceptible vanité casée entre des fils de fer, saleté de corps, passif et indolent, son petit buste clair en évidence sur le sable, posé comme un clou dans le mur géant, l'évidence de son corps, fabriqué de toutes pièces par une plus chienne, une plus vile... l'écraser avec mon pied, mon talon juste dans le sternum, enfoncé, enfoncer, engoncé comme un chalumeau, ah voir tout s'applatir, tout se recroqueviller mais encore entendre le son du sang, le sang du suc, agiter le scaphandre organique, lancer les mouches sur son être, suspendre le corps dans l'arbre et attendre que les pies la varicent, sinueuse corpulence docile, tu meurs, tu meurs, tu as joui avant, je jouis maintenant, tu meurs, tu meurs.

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