07/07/2008

l'étrange(r)

Cassius - June 08 - proche proche
la vision du corps ne suffit pas, il faut les cris, les merdes, les fêlures, les plis, les vibrations, les gencives, les griffes, les couches, les laits, le sang, il faut tout ça pour s'apprivoiser, il faut le temps, les temps, leur concordance et l'envie, l'en-vie, il faut le corps et l'esprit réunis dans l'oubli du moi esseulé, il faut évider le tronc de l'arbre et laisser le place à la première pousse, il faut des il faut pour se consoler et des on doit pour avancer, il faut des genres de choses de trucs indicibles, inextricables, à peine compréhensibles, il faut des dos, des épaules, des yeux et un grand ventre, il faut des mimétismes et des exceptions, c'est un début, une accumulation de premières fois flippantes, terriblement aléatoires puisque premières, il faut flipper puis rebondir, il faut vibrer et écouter le coeur caché derrière les lois des autres, c'est dur, rude et con, c'est sain, simple et fastoche, c'est un saut de l'ange dans la cour des grands, avec des pylônes dans les jambes.. le chemin ne donne pas d'indications, c'est le vent qui trompe, c'est le vent qui rompt... c'est Cassius qui décide, c'est que lui qui dit, et nous écoutons, à peine naïfs, à peine attentifs...

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