05/02/2009

putain de journée filandreuse

Simen Johan child's room

une demie baguette au chocolat noir et beurre salé, la base, une salade de tomates feta pour faire genre une salade, puis des documents mal remplis, puis falsifiés, puis les regrets donc tu tipp-ex mal fermé, donc, des dégâts, du crade, du n'importe quoi, des papiers traînent, des livres ne sont pas rangés, une sortie dans le monde ne se fait pas, le caca du fils est là, bien moulé, la journée est filandreuse, j'attends qu'il dorme, des livres entassés ne sont pas une bibliothèque, la vaisselle est une bâtarde, puis cette télé, France3, Yolande Moreau et Luis Rego, pourquoi pas Lepers? je dis aime de M, comme en 1999, je lis les remerciements, j'y suis pas, la chatte vomit sous un de slits, je cherche, j'ai déjà marché dedans, encore, la lessive tourne, l'essorage attend mon coup de pouce, machine à laver à la française, Sarko me fait peur, mais pas plus que mon proprio, il a réduit l'espace entre les deux étagères de la cuisine, j'ai imité sa signature, puis mis tu blanco pourri, comme du silicone en pistolet sur un dé à coudre, la télé ne m'écoute pas, l'ogre blond chouine, il devrait, selon le carnet de santé, commencer à craindre les étrangers, bonne nouvelle, le chômage ne paie plus, mon bon monsieur, j'ai les pieds gelés, les chaussettes sont poilues, les ongles décorés comme des canettes de bière, la lampe love n'éclaire pas assez, sept fenêtres dans le salon et pas une sortie de secours, le palier rempli de cartons plissés, cassés, pas de paillasson, les gens enlèveront leurs chaussures, quels gens, enfin, je ne sens pas cette égalité des sexes, il n'a pas les priorités que j'estime, je ne suis pas faite pour vivre avec moi, parfois, les téléfilms font pitié, la bouteille de Perrier 33 cl pleine de sable noir d'une île de touristes, posée comme un trophée sur une des sept fenêtres qui n'ont pas à s'ouvrir car il fait l'hiver, la cave est gentille, je cherche un endroit pour la litière, ça doit pas puer, vou sm'aviez dit un seul chat, j'aimerais ne pas en être là, il est l'après de midi, mangé bizarre, je n'ai pas commencé ce livre qu'il m'a offert, je ne me souviens pas de la fin de Brazil, je mens comme une arracheuse de flancs, vue sur l'église ou sur la tour de babel, la souris tourne comme un furet, facebook mon dieu, j'ai pas envie de sortir le Gode, le couloir gronde, je vais louper le docu sur les Black Panthers, je ferais autre chose, ou rien de spécial, le séchoir rend l'âme, un seul petit trou dans ce plancher flottant, comme dans une toile de Tuen Hocks, ça doit glisser fort sur un toît d'ardoise comme celui là là bas, on ne change pas une équipe qui rogne, l'aspirateur ne change pas de tête, la vie de famille, quelle belle invention, j'ai râclé la peinture, molle et fébrile, elle est tombée, j'ai dû évoquer la chute dans ce texte, c'est un beau mot, juste un peu soudain, bientôt la saison des pigeons, cette boulangerie en face ressemble à un atelier de croque-morts, j'aimerais qu'Adèle soit mon second prénom plutôt que Monique, ma mère a fait piquer Benji, tumeur à l'estomac et au cerveau, ce verre de lait sur le disque dur, un oxymoron pratique, je pense à celui qui a adopté un ago, je pense à celle qui ne vient pas, je ne réponds pas au téléphone, je n'écris pas cette commande, je ne range pas Septentrion avec Le bleu du ciel, je culpabilise et culpabilise encore de dire je, je dois penser à créer, je dois.

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