02/03/2009

E-breed

Eric White the angel of intervenes

voici le temps de l'invécu revenu. l'idée surpassant l'acte en soi, bien sûr, chaque énergie cosmogo-nique-ta-mère rassemble les désirs profonds et éthérés et servent à vivre, bien sûr, la soupe est toujours meilleure chez la voisine,
c'est une question d'orientation du bâton, la girouette cherche le ciel? on la lève. la girouette cherche la terre? on creuse. la girouette cherche l'horizon?  on l'étale.
c'est bien sûr l'autre qui n'a jamais tort, l'autre qui ne vit pas là, (elle répondra mieux à l'intention que-moi puiqu'elle n'existe que dans un sens fortifié par l'envie et que de toutes façons, elle est une femme libérée, je sais, c'est pas si facile).
tout de suite. on prétexte le partage, la recherche de liberté(s), l'échange, l'immoralité salvatrice (le mystère reste entier) mais dans un fond, ce con veut, c'est l'existence sans ombrage, avec la concession dans le cul parce con est un gentil, finalement.
on respecte Femme, on la place sur l'autel, on la divinise (par derrière) mais on lui demande de bien vouloir participer à l'édification d'autres autels, là à 2 cms à droite, à 2 cms à gauche, à 2 cms devant, à 2 cms derrière, à 2 cms en dessous, à 2 cms au dessus. (la crainte d'être divisée remplit le bocal, l'eau a des teintes de poussières).

l'invécu revient, il a son pied dans la tombe et l'autre dans la culotte. (mais le coeur n'est pas loin, sinon, nous ne serions pas corps). bien sûr, encore, l'invécu demeure dans l'image, il apprécie le style, la forme, tout sera joli, "je te jure", tout sera simple puisque consenti, mais con senti selon le besoin de la majorité, 2/3 de l'équation prendront le train, la conne part se laissera tomber du wagon, déchiquetée entre ses rails trop visibles et les poteaux électriques qui jalonnent son ventre (c'est moi qui décide de la vision, bien entendu car les applications réelles n'ont pas encore été testées en lab-oratoire).

viens, on s'en va ensemble dit-on, le départ n'est pas sur la même ligne mais l'étrangeté est tellement rigolote.
je ne suis pas de celles qui ouvrent les bras aux visions, c'est vrai. (j'aimerais). c'est vrai, je ne suis pas une pieuvre de l'amour. c'est vrai, je ne suis pas une étoile exponentielle. c'est vrai, j'ai tort d'être meilleure à la vaisselle qu'à l'amour. Je suis pourtant si extra-ordinaire.
où est passé le temps de la caresse?
où est passé le temps de la curiosité?

con-stat des évidences malheureuses. état des lieux délabrés.


pourtant, quelque part, j'a(va)i(s) gardé une pièce intacte. dedans, des voiles clairs laissant passer le jaune et le blanc, un lit sans baldaquins ni draps, juste une couche sincère et polie, chaude et calme, une vue sur du nougat et du beurre, une fenêtre sur du pour sans trop de contre. j'avais gardé cette pièce au fond, mais j'ai dû oublier le couloir qui mène jusqu'à elle, j'ai dû jeté la clé dans ma bouche, et tout fermé. sans de surcroît n'en avoir parlé à qui que ce soi(E).

là, j'ai le corps las, peu décidé à comprendre, pétri d'un choc émotionnel, avarié d'instants pleutres. (bis)
là, j'ai le corps là, vidé de la substance réactive, nucléaire.
là, j'ai le corps là, tranché en deux socs, l'un résiste comme un chien galeux devant la porte du vétérinaire, l'autre pense qu'il est temps de jouer à la balle.

j'ai peur comme on dit dans un lit froid avec un placard ouvert.

déjà-vu/lu/entendu. rappelez-vous, c'était il y a deux ans.

un corset qui s'ouvre dans le thorax a-t-il une clé?

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