14/05/2010

l'amour

c'est comme la montagne mais sans la mer.

 

Sinon, j'aurais apprécié que tu laisses ce seul mot d'amour dans l'espace que tu offres à qui lit. J'aurais aimé que tu ne retires que l'emballage, pas le produit de ta pensée du jour. J'aurais voulu que tu conserves cette idée de moi que tu as autrefois forgée à force de me toucher. J'aurais voulu que tu sois impressionné par ce qui vient de moi, conscient ou moins, mais l'émanation propice à l'empathie. J'aimerais aujourd'hui que tu sois corps et bras, tête et épaule, fort et fier, et tu n'as même pas un mot qui dit viens. J'aurais aimé que ce soit là plutôt qu'ailleurs, même si je suis dans l'ici à tout prix. J'aimerais que les silences ne soient plus nos goûters. J'aimerais autant que nous ne soyons pas l'un en face de l'autre, pour rien, même pas pour la mer ou la colère ou le pardon. J'aimerais que tu ne sois plus mais qu'une image de toi tombe de mon sac après que je t'ai oublié. J'aimerais que la dernière note soit jouée dans une gorge pas dans un piano engoncé dans une chambre vide. J'aimerais que l'apprentissage débute hier. J'aimerais que tout ne soit pas effacé et que le reste soit à tracer sur l'ardoise, ne nous devons rien. J'aimerais que j'aimerais moins et que tu évites de chercher à comprendre ce que personne avant toi n'a compris. Je suis fatiguée, sans repos, sans aval, sans aviron. L'eau tombe de la montagne, on trouve ça allégorique, on trouve ça beau mais sans la mer, l'eau n'est qu'une conne.

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